Le mot du président
Né à Abidjan en 1978, j'ai eu un parcours atypique et chaotique avant de découvrir tardivement le monde du football professionnel. Mais j'ai aujourd'hui la chance de pouvoir vivre de ma passion à Chelsea, l'un des plus grands clubs européens. C'est donc maintenant à moi de renvoyer l'ascenseur. Pour que d'autres aient la même chance que moi, que des jeunes pas forcément gâtés par le sort puissent s'épanouir et faire quelque chose de leur vie.
J'ai donc décidé de créer, à la fin de l'année 2007, la Fondation Didier Drogba. Sa mission première est de fournir une aide matérielle en matière de santé et d'éducation, afin d'apporter un peu de réconfort et d'assistance aux plus démunis et en particulier aux enfants et aux femmes, qui sont souvent les premiers touchés. L'éducation de la jeunesse me tient particulièrement à coeur tout comme l'aspect santé, également fondamental à mes yeux. Le fait de voir encore, au XXIe siècle, des femmes qui meurent en donnant naissance à leur enfant est tout simplement inconcevable mais il y en a encore beaucoup trop aujourd'hui, et tout particulièrement sur le continent africain.
"Rendre au continent africain tout ce qu'il m'a donné"
Le projet qui m'occupe actuellement beaucoup au sein de la Fondation est la construction d'un hôpital à Abidjan, que je définirais comme le chantier de ma vie. Cette structure mère-enfant, dont la première pierre va être posée dans les mois à venir et dont la finalisation est prévue avant la fin 2010, va être intégralement prise en charge par la Fondation. Depuis 2007, nous avons effectué des actions ponctuelles en assistant des structures comme la Croix Rouge d'Abidjan, l'Etablissement de la Page Blanche, les orphelinats de Grand Bassam ou celui de Madame Houphouët-Boigny, en apportant notamment des dons à ces différentes organisations. Notre première action était la prise charge d'un enfant atteint de leucémie. Celui-ci a été évacué vers Genève pour y recevoir des soins très lourds qui sont, là aussi, totalement à la charge de la Fondation.
Désireux de voir ma Fondation s'inscrire dans la durée et vivre au-delà de ma carrière, j'aimerais que la structure s'internationalise au maximum et parvienne un jour à être suffisamment importante pour, par exemple, dépêcher des secours dans d'autres parties du globe. D'ici là, j'espère surtout pouvoir aider le plus grand nombre et rendre au continent africain tout ce qu'il m'a donné. Les personnes désireuses de me soutenir dans ma démarche sont, bien évidemment, les bienvenues.
A bientôt, Didier Drogba



